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Il y a cent ans elles sont venues à la ville de New York
 

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Il y a cent ans elles sont venues à la ville de New YorkLe récit suivant est basé sur les différents documents venant des Archives de la Congrégation; documents historiques appartenant à la Comtesse Annie Leary; articles de journaux, cartes et photos de la Ville de New York en l’année 1908; informations variées trouvées sur le web; et le livre volumineux Présentation Historique de la Société de Marie Réparatrice (1818-1953), par Henri de Gensac S.J. L’imagination de l’auteur remplira les trous.

Mercredi, le 29 janvier l908, deux réparatrices montaient à bord du SS Cedric à Naples, Italie, en route vers la Ville de New York. Elles étaient MM de Sainte Véronique Giuliani, assistante générale, et MM de Saint Matthiew. Les deux tenaient leurs parapluies, avaient leur costume de voyage noir et des gants noirs. Dans leurs malles, préparées par l’Assistante de la Maison de Rome, il y avait quelques sous-vêtements de rechange, des bas, un habit blanc, une guimpe de surplus et un serre-tête, une paire d’espadrilles, un livre d’Office, une copie des Constitutions, une morceau de savon, du bicarbonate de soude et une brosse à dents, et bien peu d’autre chose.

À mesure que le rivage de l’Italie s’éloignait dans la distance, les souvenirs d’autres voyages ont rempli leurs pensées. Quelques années auparavant, St Matthiew, née Mary Canny, avait quitté les douces pentes de l’Irlande, son pays natal, prête à aller « partout où la charité du Christ » voudrait bien l’appeler. Tandis qu’elle fermait les yeux, elle sentait encore les chaudes accolades de sa famille. Ste Véronique Giuliani, née Gwendoline de Raymond, âgée de 55 ans, avait déjà une longue histoire de voyages transcontinentaux. Profond était son souvenir du voyage à Trichinopoly en Inde. Âgée seulement de 23 ans, elle était partie vers les tempêtes de mécontentement amer et de divisions qui frappaient la congrégation en 1876. Tout frais étaient les lieux, les senteurs, la musique, les voix et les visages qui seraient gravés dans son âme. Pendant près de trois ans, elle et 9 autres sœurs avaient enseigné aux enfants de l’Orphelinat de Ste Anne; soigné les malades dans l’hôpital avec l’aide de quelques sœurs indiennes; offert un lieu de refuge aux veuves; enseigné et administré l’école pour les filles anglaises et mestizo. À la fin, elle et d’autres ont été rappelées en Europe. Aujourd’hui elle priait encore Dieu de garder les souffrances de ces années dans son cœur afin qu’elles fleurissent en bénédictions pour toutes celles qu’elles ont dû laisser dernière elles.

Maintenant Matthiew et Véronique étaient en route pour « Le Nouveau Monde ». Il y avait beaucoup d’émoi sur le pont parmi les passagers. Partout on entendait des conversations en Français, en Italien, en Anglais, en Arabique, et en d’autres langues que les deux Réparatrices n’avaient jamais entendues. Toutes les peurs et les appréhensions qu’elles avaient eues étaient oubliées lorsqu’elles se sentaient surpassées par les paroles de Marie de Jésus, « …nous nous dévouerons avec joie au service de Notre-Seigneur, traversant les mers pour redire aux contrées les plus lointaines le nom de Jésus, sa miséricorde, son amour ». Une douce paix remplissait leur cœur quand chacune répétait encore et encore sa propre promesse de service aimant.

L’Archevêque de San Francisco, Monseigneur Patrick Riordan, était parmi les passagers. Il pouvait avoir connu les Réparatrices dans ses nombreux voyages à Rome, ou même comme étudiant au Collège Américain à Louvain, Belgique. En tous cas, il a été très bon et attentif pour elles. Ajoutant bonté à bonté, le capitaine leur a offert des cabines de première classe, malgré leurs billets de seconde classe.

Espérons que nos deux sœurs avaient des jambes solides et des estomacs calmes qui leur permettraient de jouir des onze jours pendant lesquels elles flotteront entre la mer et le ciel. Une prière silencieuse et la contemplation de la grandeur de Dieu devinrent le rythme de leurs journées. Il semble que leur zèle demeurait très alerte pendant qu’elles étaient sur le navire. Le second jour, elles prenaient une marche sur le pont quand une petite fille, pleine de curiosité, s’est approchée d’elles et leur a demandé leur nom, et pourquoi qu’elles étaient habillées pareilles, pourquoi elles avaient ces chapelets en mains, où elles allaient, et n’avaient-elles pas elles-mêmes des enfants? L’enfant les amena vers ses parents qui leur ont dit qu’elle n’avait eu aucune instruction religieuse. À partir de ce moment, on pouvait voir les cinq serrés ensemble tandis que Matthiew et Véronique leur révélaient doucement les trésors de tendresse de l’amour de Dieu.

Pas un mauvais commencement pour une réalité nouvelle!

La suite de l’histoire sera partagée périodiquement pendant l’année.

______________ Concepción González Cánovas, smr.
Traduit par Sœur Edna Dolan, smr.