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TEMOIGNAGE DE LA VOCATION DE SOEUR AMPARO RUIZ ROMÁN Barcelone, août 2016
 

TEMOIGNAGE DE LA VOCATION

DE SOEUR AMPARO RUIZ ROMÁN

Barcelone, août 2016

 

L’expérience a été recueillie par un neveu d’Amparo pour faire un travail de catéchèse.

Il raconte ainsi:

Ma tante est née dans un petit village de la province de Malaga, dans le sud de l’Espagne. En raison de la guerre civile en Espagne elle vécut pendant un temps à la campagne, avec ses grands-parents tandis que ses parents durent s’enfuir à cause de cette guerre en dehors de sa région, durant trois ans, jusqu’à ce que le conflit se termine.  

Une fois que la situation s’est apaisée ils allèrent vivre à Antequera, un village plus grand aussi de la province de Malaga. Amparo est la quatrième de huit enfants, c’est-à-dire elle obéissait aux aînés et s’occupait des plus jeunes.

Après la guerre, la situation était plus difficile dans certaines zones d’Espagne et ma tante s’en alla travailler à Barcelone où travaillait déjà son père. Là-bas elle s’occupa de quelques enfants.

Un jour, révisant le catéchisme avec un des enfants pour ses devoirs à faire pour le collège, elle lut dans le catéchisme que ceux qui n’étaient pas baptisés ne sont pas enfants de Dieu et pour cela ils ne vont pas au ciel.

Cela l’impressionna beaucoup parce qu’elle n’était pas baptisée. Elle partagea ce qu’elle ressentait à la maîtresse de la maison et lui dit qu’elle voudrait être baptisée. La dame l’amena chez les Réparatrices de la rue  Caspe, pour qu’elles la préparent à son baptême et Sœur Ramona Goenaga la prépara. Elle fut baptisée à 19 ans et son parrain et sa marraine furent les personnes chez qui elle travaillait.

Peu à peu, Amparo en faisant l’expérience que la présence de Dieu dans sa vie la rendait heureuse, même si elle sortait avec des amis cela ne la comblait pas, et à 21 ans, après avoir fait un discernement en étant accompagnée par Sœur Ramona Goenaga, elle décida d’être réparatrice, chose que son père n’a pas bien accueillie.

Avec la joie de suivre Jésus pour toujours, ma tante entra au postulat à Pamplune, prit l’habit à Chamartin de La Rosa et fit son noviciat à Barcelone.


Maintenant, elle dit que Dieu, le Dieu de Jésus, est le centre de sa vie ; elle croit en un Dieu Père bon, créateur, qui nous aime avec des entrailles de miséricorde et incarné en Jésus, le Rédempteur, le Libérateur. Il soutient sa vie, la fortifie, lui donne sens, joie et espérance. En Lui elle a connu la tendresse d’un Dieu qui est Père-Mère et qui l’invite à aimer tout le monde avec cette tendresse ; réparer c’est cela, dit-elle.

Elle vit la foi avec joie, avec la confiance mise en ce Dieu Père, avec la joie de pouvoir vivre sa tendresse et la faire connaître à d’autres. Elle essaye de vivre intérieurement: connaître Jésus et le faire connaître, l’aimer et offrir aux autres son amour pour qu’ils se sentent eux aussi aimés par Lui et l’aiment, et elle veut n’adorer que lui, et que les autres puissent se détacher de leurs idoles que nous offre la société actuelle et n’adorer plus que Lui.

Après quelques années de vie religieuse, par zèle missionnaire et pour être plus livrée à Dieu, pour lui donner tout pour les autres comme avait fait Jésus, elle demanda d’aller aux missions et elle vécut cinq ans en Colombie. Puis elle pensa qu’il était nécessaire de se renouveler pour pouvoir donner à connaître Dieu d’une autre manière dans la société dans laquelle nous vivons et elle revint à Barcelone pour étudier. Elle obtint le diplôme d’enseignement en classes primaires et de puériculture, ce qui l’aida pour travailler dans une garderie d’enfants durant beaucoup d’années. Là se dépensa en aimant les enfants avec la tendresse d’une mère, en donnant un témoignage de foi parmi ses compagnes de travail et avec les parents des enfants ; son sourire fut toujours  un témoignage de sa qualité de foi et de dévouement.

Durant beaucoup d’années elle collabora dans la paroisse pour la catéchèse des enfants et des jeunes. Avec plaisir elle a animé la liturgie dans la paroisse pendant de nombreuses années, parce que pour elle chanter pour le Seigneur Jésus est une joie, et elle est heureuse de communiquer par le chant cette joie qu’elle porte en elle d’appartenir à Dieu, dans la Congrégation de Marie Réparatrice, et ainsi les gens  avec qui elle vit savent aussi qu’elle est heureuse et que cela vaut la peine d’être religieuse.

Vivre dans une communauté de vie et de mission, en aimant les sœurs comme de vraies sœurs, unies en chemin avec tous les voisins, les enfants, les jeunes, les adultes et les personnes âgées. Elle vit dans une communauté paroissiale dans laquelle sa communauté est intégrée et dans laquelle elle partage sa vie de foi avec des laïcs ; elle dit que sa vie réparatrice s’enrichit, laquelle se poursuit en vivant avec joie.

Le neveu qui a fait  l’enquête auprès d’Amparo confia:

“En faisant ce travail je me suis rendu compte que toutes les personnes ne sont pas régies par les mêmes règles de la société occidentale. Il y a des personnes qui ne se laissent pas emporter par la puissance de l’argent et la lutte contre cette fausse image de Dieu que nous avons. J’ai vu aussi qu’il y a des gens qui  se laissent entraîner par une force intérieure qui s’ils la suivent ils vivent heureux et rendent heureux les autres.

Ce travail je l’ai fait pour que s’il y a quelqu’un comme moi, il se rende compte en le faisant que s’il trouve cette force intérieure, que ma tante appelle Dieu, et qui jaillit de l’intérieur de chaque personne, c’est bon de se laisser porter par elle et ainsi se décider à être heureux.