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COMMENT J’AI FAIT L’EXPERIENCE DU PERMIER APPEL DU SEIGNEUR Mª del Pilar Larios
 

COMMENT J’AI FAIT L’EXPERIENCE DU PERMIER APPEL DU SEIGNEUR

Mª del Pilar Larios


C’était le 11 juin 1953. J’allais avoir 17 ans. Nous célébrions la neuvaine du Sacré Coeur de Jésus dans ma paroisse de San Miguel, à Ségovie. Il y avait une statue de Jésus très haute, avec les bras ouverts, président toute l’église. Le P. Laburu SJ préchait et il disait :

“Devant Jésus-Christ personne ne peut rester indifférent; ou on l’aime avec toute son âme, ou on le hait” … et aussi : “Jésus nous disait: ma fille, prends mon cœur …Veux-tu me suivre ? Et  je le répondis (dans mon âme): je te suivrai, Seigneur, parce que je t’aime, ne me demande pas pourquoi”.

Je sentis, dans le fond de mon cœur que ces paroles, me les disait Jésus à moi. A ce moment-là, je sortais de l’église très contente et convaincue : “moi aussi j’ai une vocation”.

J’étais la 5è de 9 frères qui avait le même désir, (mais je gardais le silence et  je ne pus pas e faire que 5 ans plus tard): Le 10 avril 1958, je ne pouvais plus attendre.

Ma sœur aînée m’a devancée et, alors qu’on ne l’attendait pas, elle entra chez  les Filles de la Charité de St Vincent de Paul. La seconde, qui avait 2 ans de plus que moi, je crois qu’elle sentit sa vocation à Marie Réparatrice avant moi, elle me fit connaître les Sœurs …Pour moi, la plus grande difficulté était de le dire à mon papa. A maman je lui ai dit avant et je lui ai demandé qu’elle lui parle pour moi. Elle me dit: NON, TU DOIS LE DIRE A PAPA.

A la fin, encouragée par les Pères Jésuites, les Soeurs de Marie Réparatrice et une Fille de la Charité, je me suis décidée et j’ai parlé avec mon père, et il me dit sans ménagement : « NON » (je n’étais pas majeure).

Les Pères et les Soeurs de Marie Réparatrice me conseillèrent que “dès que possible”. Ta jeunesse qui vient de commencer, pour qui sera-t-elle mieux que pour Jésus et Marie ?

Je ne poursuivis pas les études d’enseignement comme ma sœur. A la fin de mes études primaires et de mon certificat d’études, j’avais déjà 20 ans, je suis retournée parler avec papa et il m’a redit « NON, aide ta maman qui a bien du travail ! » J’appartenais à l’Action Catholique et à cette époque on nous disait (ou on le comprenant ainsi) que « le mariage est pour les chrétiens de 2è catégorie et moi je voulais être de la première catégorie ».  

Dans ma famille, entre mes frères, nous parlions continuellement de VOCATION, SUIVRE JESUS… même nous rêvions d’aller en Amérique…4 de mes frères avant moi, étudièrent au séminaire, et 3 sont devenus prêtes.

Post scriptum : Le plus jeune des 4, étant séminariste, alors qu’il lui manquait 4 longues années de théologie, et qu’il n’avait que 20 ans, le Seigneur vint le prendre sur les vagues de la mer. Il était précepteur de quelques enfants dans une famille, profondément chrétienne et après un mois de vacances, là le Seigneur le trouva mûr pour l’emporter avec lui.   FIAT !