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New York cent ans - Autres Notes
 
Marie de Saint Sauveur, née Nathalie Jouvert. Après avoir fait partie du Sixième Chapitre Général à Rome, du 24 mai au 12 juin 1908, St Sauveur est retournée au Mexique après s’être arrêtée à New York pour quelques jours. La situation politique au Mexique s’est transformée en guerre civile en 1910. On estimait que durant les dix années suivantes, au moins 2 millions de personnes ont été victimes de cette guerre. La communauté de Guadalajara a dû se disperser. En 1914 les sœurs ont dû quitter le pays; quelques unes sont allées aux États-Unis, d’autres à Cuba et en Espagne. Soudainement, pendant ce temps, Marie de St Sauveur a souffert un épisode de paralysie. Elle a guéri, mais a réalisé que sa mémoire baissait et que son énergie diminuait. Dans cette condition, elle est allée au Septième Chapitre Général qui a eu lieu du 31 janvier au 20 février 1914. Après le chapitre elle s’est rendue à la communauté de Namur en Belgique. Cette maison avait été ouverte en 1901 pour recevoir les sœurs françaises qui avaient été déplacées par les lois contre les institutions religieuses, passées par le gouvernement de la France. En Juin 1914, l’assassinat de l’Archiduc Franz Ferdinand, héritier du trône Austro-hongrois, lançait une série d’alliances et de déclarations de guerre. Bientôt tout l’Europe était impliquée dans une guerre amère. La ville de Namur a beaucoup souffert pendant cette guerre. Nos sœurs étaient une présence paisible pour d’autres dans ce temps de grand trouble et de douleur. Marie de Saint Sauveur est demeurée à Namur jusqu’à la fin de la Première Guerre, sa santé se détériorant graduellement. Après la guerre elle a été transférée à Malaga, en Espagne, un pays qu’elle aimait et avait quitté plusieurs années auparavant. Éventuellement, elle est devenue totalement paralysée et souffrait de terribles maux de tête. Trois mois avant sa mort, Sauveur est devenue aveugle. Le 6 janvier 1922, à l’âge de 70 ans, cette femme généreuse et courageuse complétait son voyage, soutenue par la vaste, sombre, mais réconfortante main de Dieu.

Marie de Sainte Véronique Giuliani, née Gwendoline de Raymond. Après son retour à Rome le 5 mai 1908, Véronique n’a jamais cessé d’être impliquée dans des ministères apostoliques dans la maison de Rome. En même temps, elle a continué son service pour la Congrégation comme Assistante Générale de la Belgique, de l’Angleterre et de l’Allemagne jusqu’à sa mort le 28 janvier, 1932 à l’âge de 79 ans.

Mary of St. Matthieu, née Marie Antoinette Canny. Matthieu a continué de travailler à New York, aidant à établir plusieurs ministères qui seraient la marque de notre congrégation aux États-Unis, parmi lesquels étaient les Retraites; la Catéchèse pour enfants et adultes; l’œuvre des Missions; l’Association de Marie Réparatrice ainsi que les Associations pour les travailleuses et pour les personnes de langue espagnole. Une bibliothèque très populaire et gratuite pour prêter des livres a été créée. Les sœurs offraient aussi l’hospitalité de toutes sortes à des groupes charitables. En 1912 la congrégation a acheté deux maisons adjoignant le presbytère. Une a été aménagée pour des retraites et l’autre pour l’usage de la communauté. Pendant la Première Guerre Mondiale, la maison de la 29e rue et 5e avenue devint un centre de prière continuelle pour la paix. Plusieurs aumôniers de l’Armée ont choisi de célébrer l’Eucharistie dans l’Église de St Léon pour des groupes de soldats et des infirmières partant pour le front. Comme gagne-pain, les sœurs ont commencé à confectionner des hosties en 1924 pour elles-mêmes et pour 12 paroisses. Elles ont créé des veilleuses de nuit et une variété d’autres travaux artistiques. En 1924, St Matthieu a été transférée en Irlande. Le jour de son départ un groupe, conduit par Mgr McEntyre, est allé au quai pour faire leurs derniers adieux à St Matthieu. Dans la Lettre Annuelle de cette année il est noté que « Les Dames Associées ont fait une offrande substantielle pour le maintien de la Lampe du Sanctuaire en son nom, afin que son cœur et ceux de ses filles soient à jamais unis à cette flamme d’amour. » Elle est décédée à Dublin en 1940 à l’âge de 86 ans. Celles qui étaient là ont dit qu’un petit sourire se jouait sur ses lèvres. Son dernier mot était « Merci ».

Comtesse Annie Leary. La comtesse a continué à paraître régulièrement dans les pages sociales du New York Times, participant à des parties et organisant des Bazars pour nombre d’organisations charitables. Je n’ai pas été capable de trouver beaucoup information sur « l’Institut d’Art et d’Industrie Christophe Colomb » après que les sœurs ont quitté. En 1914 la ville de New York a acheté les charmantes petites maisons aux 51 et 53 de la rue Charlton et les ont rasées pour élargir la rue Varick et pour bâtir le train souterrain de la Septième Avenue. Le rêve d’Annie de créer une université italienne s’effondrait. Annie Leary, protectrice des pauvres de New York, est décédée d’une attaque cardiaque le 26 avril 1919 dans sa maison au numéro 1057 de la Cinquième Avenue. Dans son testament elle a laissé sa maison de la Cinquième Avenue et sa maison de Newport avec leurs ameublements et le bric-à-brac à sa nièce Anna Leary, qu’elle a nommée comme exécutrice du testament. Dans celui-ci on lisait aussi : « L’Archevêque m’a offert le privilège de fournir pour le bâtiment d’une la Sacristie en lien avec St Patrick sur la Cinquième Avenue et la 50e rue et, m’ayant promis qu’on réserverait pour l’enterrement de mes restes mortels et ceux des membres de ma famille, une voûte directement sous l’autel de la sacristie ci-mentionnée pour contenir huit personnes. Par conséquent, je donne et lègue au dit Archevêque et à ses successeurs $200,000 pour être utilisés pour la Sacristie et la voûte. De plus, c’est mon désir et j’exige que mes restes mortels soient enterrés dans cette voûte ainsi que ceux des membres suivants de ma famille, actuellement enterrés dans une voûte sous la vieille Cathédrale de la rue Mott : mon père, James Leary, ma mère Catherine Leary et mes frères, Arthur, Charles C et Daniel D. Leary. » Sa nièce Anna ne s’y connaissait pas beaucoup dans la vente de propriétés et dans l’investissement de grandes sommes d’argent. Beaucoup d’argent a été perdu. Annie Berry Vant et Alice Berry ont poursuivi leur cousine Anna Leary. Représentant l’Archidiocèse, les avocats de l’Archevêque ont aussi fait poursuite afin de sauvegarder ce que le testament d’Annie Leary destinait à l’église. Quand les affaires furent réglées en 1926, il n’y avait pas assez d’argent pour bâtir la sacristie et la voûte. Les restes mortels d’Annie et ceux de sa famille sont demeurés dans la voûte familiale de la vieille Cathédrale St Patrick de la rue Mott. Il était convenable que celle qui avait tant fait pour les pauvres immigrants demeure à côté de la Petite Italie et de Chinatown.