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Information sur la visite de la Région du Canada
 

S. Christine Barrière, supérieure générale
Et S. Dolores Diez de Revenga, conseillère générale
Du 21 juin au 8 juillet 10

Les sœurs de la Région du Canada sont au nombre de 41, réparties en  six communautés, toutes situées dans la ville de Montréal.
Nous sommes propriétaires de deux maisons : la résidence Emilie d’Oultremont qui héberge seize sœurs vivant en deux communautés distinctes et la communauté Ste Madeleine Sophie composée de six sœurs dont la supérieure régionale. De plus, la sœur animatrice de l’infirmerie située chez les sœurs de la Congrégation Notre Dame est rattachée à cette communauté.

Les autres lieux communautaires sont organisés de la manière suivante : huit sœurs vivent dans une résidence intercongrégation, chez les sœurs de la Providence (rue Fullum); six autres sont hébergées dans la grande infirmerie de la congrégation Notre Dame et deux sœurs sont accueillies dans l’infirmerie des Sœurs de la Miséricorde.
Une communauté de deux sœurs loge au presbytère de la paroisse Ste Famille de Bordeaux-Cartierville. C’est généralement dans ce lieu que sont accueillies les sœurs d’autres pays qui viennent pour un temps d’apprentissage du français, de recyclage ou de formation.

Différents changements vont s’effectuer dans  les semaines qui viennent car les huit sœurs vivant dans les bâtiments de la congrégation de la Providence, rue Fullum, ont appris récemment que toute la maison allait être vendue à un promoteur, aussi chaque congrégation ayant là une communauté doit chercher ailleurs un nouveau lieu de vie. Deux de nos sœurs ont déjà déménagé pour aller  vivre dans une petite résidence de personnes âgées, toute proche de la rue Fullum, car elles ont leurs activités apostoliques dans ce quartier. Cinq sœurs seront accueillies à la maison mère de la même congrégation, dans un autre quartier de la ville et une sœur viendra faire partie de la communauté Olympe d’Hooghvorst, à Montréal-Nord.
De même, les sœurs de la Congrégation Notre Dame qui accueille pour le moment six de nos sœurs en infirmerie ont fait savoir à S. Lorraine Granger, supérieure régionale, que pour des raisons de restructuration interne, elles n’accueilleront plus de nouveaux membres SMR. Il faut donc chercher un nouvel hébergement pour les sœurs qui, dans les années à venir, auront besoin de soins spécialisés.
C’est avec regret que les sœurs vont donc quitter ces deux lieux de vie qui apportaient chacun de grands avantages, au niveau de l’animation, de la qualité des soins offerts et des possibilités de rencontres intercongrégation.  Nous avons admiré le courage et la disponibilité des sœurs devant cet imprévu.

 

Le déroulement et le thème de la visite

La visite de la Région de Canada a été introduite par deux réunions qui ont rassemblé, d’une part les  communautés dites de « Montréal nord »  (Résidence Emilie d’Oultremont, de Ste Madeleine Sophie et de N.D. de la Visitation) et, d’autre part, la communauté N.D. de Montréal et S. Rita Couture, animatrice du Cénacle.
Ensuite, nous nous sommes retrouvées avec chaque communauté pour mieux connaître sa réalité, approfondir le thème de la visite et partager des nouvelles de la congrégation.

L’orientation générale de la visite a porté sur la dimension apostolique et missionnaire de notre vocation. Au cours de l’introduction, S. Christine a présenté, à partir du dessin de trois arbres, l’évolution de la congrégation au niveau apostolique. Puis chaque sœur a été invitée à réfléchir aux deux questions suivantes, en vue d’un partage en communauté :

1/ Comment as-tu vécu l’évolution de la congrégation au niveau apostolique ? Apporte un ou deux exemples positifs.

2/ Comment vis-tu aujourd’hui l’esprit missionnaire et apostolique de ta vocation ? (C. 37 et C. 14)

D’une manière générale,  l’évolution de la congrégation a été vécue positivement car elle a apporté plus d’ouverture, donnant à la plupart des sœurs la possibilité de rencontrer davantage de personnes et travailler avec différents organismes ou associations. La congrégation s’est préoccupée de donner une formation à celles qui en avaient besoin et l’apostolat à l’extérieur de la communauté a été vécu comme un enrichissement.

Ces changements dans notre style de vie ont parfois apporté des peurs, comme celle de perdre la dimension contemplative de notre vie ou la peur « d’être envahie » par la venue des personnes lorsque la clôture a été supprimée.  Mais d’une manière générale, les changements  ont permis de mieux comprendre qu’une véritable contemplation comporte nécessairement un souci apostolique et que toute vie de prière en Dieu s’accomplit dans l’envoi en mission. On a davantage pris conscience que notre identité véritable n’était pas dans les formes extérieures, comme la clôture ou le costume, mais dans la fidélité à l’esprit de notre charisme et aux besoins  de notre monde.

Revenir sur l’évolution de la congrégation au niveau apostolique a été l’occasion de faire mémoire, dans l’action de grâces, des apostolats qui ont été exercés pendant des années : catéchèse, exercices dans la vie courante, préparation au baptême, travail auprès des jeunes, auprès des itinérants, visites à des malades, travail en paroisse, animation de partages d’évangile, accompagnement des affiliés, travail avec d’autres associations… La liste est longue et montre comment les communautés ont été actives et engagées dans la mission.

Tout ce qu’il est possible de faire encore aujourd’hui est mis en œuvre et différents ministères sont réalisés avec zèle et avec joie par les sœurs.
Plusieurs ont mentionné qu’elles continuent un apostolat d’écoute et de soutien des personnes, par téléphone ou par courrier. Plusieurs aussi ont un ministère direct dans la ligne de ce qui a été mentionné : exercices dans la vie courante, accompagnement des affiliés et des « ami-e-s d’Emilie », travail en paroisse ou avec différentes associations…
Une autre manière de continuer à mettre en œuvre la dimension missionnaire de notre vocation est l’accueil de sœurs d’autres pays qui viennent pour apprendre le français ou suivre une formation. L’intérêt pour ce qui se vit dans la congrégation aide aussi à rester ouvertes à l’universalité de notre vocation.

Chaque matin, la participation à la célébration de l’eucharistie est l’occasion de s’offrir au Christ et de lui apporter le monde entier et les réalités douloureuses vécues par l’Eglise aujourd’hui. Le n° 14 de nos Constitutions  est un paragraphe consolant,  rappelant aux sœurs aînées et malades que leur vie est féconde jusqu’au bout et  les aidant à vivre la maladie en union avec la Passion du Christ.
La vie quotidienne en communauté est le premier lieu de l’apostolat, donnant à chacune des occasions de vivre  l’attention aux autres sœurs, de rendre service et de prendre le temps de visiter les sœurs en infirmerie.

Pour répondre aux différents besoins de la congrégation, de nombreuses sœurs ont été missionnaires dans plusieurs pays : un groupe de onze sœurs est partie en France pour aider les communautés à se relever après la deuxième guerre mondiale,  vingt-cinq sœurs ont été présentes en même temps aux Etats-Unis, des sœurs ont servi en Belgique, en Angleterre, en Ouganda, à Madagascar, à l’Ile Maurice,  à la maison de Rome, à Jérusalem, en Egypte…

Le 3 juillet, une rencontre a eu lieu avec treize membres affiliés, à la communauté de la Visitation. S. Christine a présenté une réflexion sur les caractéristiques du « Dieu de St Ignace. » et  cette présentation a donné lieu à un partage en profondeur sur l’expérience de Dieu dans  la vie de chacun des affiliés.

Il y a de nombreux défis à relever dans la société et dans l’Eglise au Québec. Parmi les plus importants, on peut noter l’évangélisation des jeunes qui ont été éduqués sans référence chrétienne et l’intégration des migrants venus de presque toutes les parties du monde. De même que les sœurs canadiennes ont été missionnaires dans le passé, de même aujourd’hui, elles sont prêtes à accueillir des membres de différents lieux de la congrégation pour travailler à l’évangélisation, dans ce pays de mission multiculturel et multiracial.

Nous remercions beaucoup les sœurs du Canada pour leur accueil et leurs attentions envers nous et nous les encourageons à continuer à vivre avec sérénité leur réalité présente, dans la ferveur de leur vocation, en solidarité avec l’ensemble de la congrégation. Comme l’indique le projet de Région, tout dans nos vies a de l’importance et peut être vécu avec une orientation missionnaire, pour le salut du monde :

« Nourris en toi un grand esprit missionnaire qui te conduira à manifester la tendresse de Dieu qui attend d’être répandue autour de toi comme un feu. » - Projet de Région 2007/13

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